Le sens, c'est ce qui résonne au plus profond de l'âme.
C'est le chant qui nous insuffle la vie. Le sens de notre existence dépend de notre capacité à entendre ce chant, cette musique primordiale du sacré. Le « sacré » n'est pas d'ordre essentiellement religieux ou même spirituel. Ce n'est pas une qualité à apprendre ou à développer. Il est inhérent à la nature même de tout ce qui est. Lorsque nos ancêtres savaient que tout ce qu'ils voyaient était sacré, il ne s'agissait pas d'un enseignement, mais d'une connaissance instinctive. C'était aussi naturel que la lumière du soleil, aussi essentiel que la respiration. C'est une reconnaissance fondamentale de la merveille, de la beauté et de la nature divine du monde. Et de ce sentiment du sacré naît le sens véritable, celui qui fait vibrer nos cœurs du plus profond désir d'être vivants.
Malheureusement, aujourd'hui, la vie est saturée de distractions et d'addictions consuméristes. Dans ce tumulte incessant, il est difficile d'entendre la musique de l'âme, et l'émerveillement et le mystère deviennent de plus en plus inaccessibles. Notre société semble avoir perdu le fil qui relie nos deux mondes : le monde intérieur, source de sens, et le monde extérieur où nous passons nos journées. Les histoires de l'âme ne sont plus racontées ; nos rêves sont devenus les désirs du matérialisme. Même la spiritualité est souvent vendue comme une drogue, un autre remède qui promet de nous apaiser, de masquer l'angoisse grandissante d'un manque essentiel.
Pour trouver un sens à notre existence, nous devons renouer avec le sacré, une dimension que notre culture semble avoir négligée ou oubliée. Le sacré est une qualité essentielle de la vie. Il nous relie à notre âme et au divin, source de toute existence.
Le sacré se manifeste sous toutes ses formes : une petite pierre ou une montagne, le premier cri d'un nouveau-né ou le dernier souffle d'un mourant. Il est présent dans une miche de pain, sur une table, attendant le repas, et dans les paroles qui le bénissent. Le souvenir du sacré est comme une note centrale dans la vie. Sans ce souvenir, il manque quelque chose d'essentiel à notre existence. Notre vie quotidienne est privée d'une nourriture fondamentale, d'une profondeur de sens.
Lorsque nous ressentons cette musique, lorsque nous percevons cette mélodie, nous vivons notre lien naturel avec la Terre et toute forme de vie. Le sens ne nous appartient pas ; c’est plutôt lorsque nous vivons ce lien, lorsque nous le ressentons sous nos pieds en marchant dans la rue, dans le parfum d’une fleur, dans la pluie qui tombe, que notre vie prend tout son sens. [...]
Nous faisons tous partie d'un seul être vivant que nous appelons la Terre, magique au-delà de notre entendement. Elle nous donne la vie et sa splendeur nous nourrit. En elle, les mondes se rejoignent. Ses semences nous offrent le pain et les histoires. Pendant des siècles, les histoires de semences ont été au cœur de l'humanité, des mythes transmis sans cesse – des histoires de renaissance, de vie se recréant dans l'obscurité. Aujourd'hui, nous avons presque oublié ces histoires. Isolés et repliés sur nous-mêmes, nous ignorons même à quel point nous avons faim. Nous devons trouver le moyen de renouer avec l'essentiel – réapprendre à marcher d'un pas sacré, à cuisiner avec amour et prières, à prêter attention aux choses simples. Nous devons apprendre à accueillir la vie dans toutes ses couleurs et ses parfums, à dire « oui » encore et encore. Alors la vie nous reconnectera à notre âme, et nous entendrons à nouveau son chant. Alors le sens reviendra comme un don et une promesse. Et quelque chose au fond de notre cœur s'ouvrira et saura que nous sommes rentrés à la maison.
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Pour plus d'inspiration, participez à l'événement « Awakin Call » de ce samedi avec la célèbre chanteuse, théologienne et ministre interconfessionnelle irlandaise Noirin Ni Riain : Une théologie de l'écoute. Plus d'informations et inscription ici.
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what a beautiful minder to slow down, take a breathe and go inward so that one can amplify that whisper of a call and return to that peaceful state of just being - it makes me want to kick of my shoes and go for a stroll through a forest, by a river, or just out in the sunlight and let that instinctual connection flow thorough me ...