Mon mot de l'année est « écouter ».
C'est un de ces mots dont le sens réside dans sa musicalité. « Écouter » est un mot discret, où le « l » s'efface, le « i » timide et le « s » murmure. Il défie le tumulte des mots qu'il absorbe, ces mots qui ont marqué cette année, les cris et les rugissements, les braiments et les fanfaronnades. Écouter est difficile quand les sons qui nous entourent deviennent agressifs et odieux.
Et l'écoute exige un courage particulier en ces temps de division.
« Le courage ne consiste pas seulement à défendre ses convictions », explique Doug Elmendorf à ses étudiants de Harvard. « Parfois, le courage consiste aussi à s'asseoir et à écouter ce à quoi on ne croit pas forcément au premier abord. »
Ce qui ne signifie pas que si nous écoutions tous davantage, nos blessures se guériraient et nos conflits prendraient fin. Il ne s'agit pas non plus d'abandonner nos valeurs ; c'est un rappel stratégique de l'importance de l'humilité. « Il est toujours sage de chercher la vérité dans l'erreur de nos adversaires, et l'erreur dans notre propre vérité », disait le théologien Reinhold Niebuhr. Écouter attentivement et avec courage un point de vue opposé approfondit notre compréhension et affine nos arguments, surtout dans la vie publique.
Il est grand temps de faire taire nos instincts les plus primaires. Nos affrontements publics acharnés, nos luttes politiques qui ont contaminé nos amitiés et nos familles, ont dégradé nos échanges, défiguré nos institutions et troublé notre paix. J'ai grandi dans des écoles quakers, où l'on organisait régulièrement des réunions silencieuses. Ce n'était pas naturel pour des enfants de neuf ans. Mais j'ai compris alors, et j'ai besoin qu'on me le rappelle aujourd'hui, que nous ne pouvons entendre cette voix intérieure douce et sage si nous parlons sans cesse, et certainement pas si nous crions.
Écoutons plutôt. Accueillons la surprise. Cultivons la subtilité. Et laissons-nous parfois bercer par le silence.
Extrait ci-dessus tiré d'ici .
C'est un de ces mots dont le sens réside dans sa musicalité. « Écouter » est un mot discret, où le « l » s'efface, le « i » timide et le « s » murmure. Il défie le tumulte des mots qu'il absorbe, ces mots qui ont marqué cette année, les cris et les rugissements, les braiments et les fanfaronnades. Écouter est difficile quand les sons qui nous entourent deviennent agressifs et odieux.
Et l'écoute exige un courage particulier en ces temps de division.
« Le courage ne consiste pas seulement à défendre ses convictions », explique Doug Elmendorf à ses étudiants de Harvard. « Parfois, le courage consiste aussi à s'asseoir et à écouter ce à quoi on ne croit pas forcément au premier abord. »
Ce qui ne signifie pas que si nous écoutions tous davantage, nos blessures se guériraient et nos conflits prendraient fin. Il ne s'agit pas non plus d'abandonner nos valeurs ; c'est un rappel stratégique de l'importance de l'humilité. « Il est toujours sage de chercher la vérité dans l'erreur de nos adversaires, et l'erreur dans notre propre vérité », disait le théologien Reinhold Niebuhr. Écouter attentivement et avec courage un point de vue opposé approfondit notre compréhension et affine nos arguments, surtout dans la vie publique.
Il est grand temps de faire taire nos instincts les plus primaires. Nos affrontements publics acharnés, nos luttes politiques qui ont contaminé nos amitiés et nos familles, ont dégradé nos échanges, défiguré nos institutions et troublé notre paix. J'ai grandi dans des écoles quakers, où l'on organisait régulièrement des réunions silencieuses. Ce n'était pas naturel pour des enfants de neuf ans. Mais j'ai compris alors, et j'ai besoin qu'on me le rappelle aujourd'hui, que nous ne pouvons entendre cette voix intérieure douce et sage si nous parlons sans cesse, et certainement pas si nous crions.
Écoutons plutôt. Accueillons la surprise. Cultivons la subtilité. Et laissons-nous parfois bercer par le silence.
Extrait ci-dessus tiré d'ici .
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Very many years past Dalai Lama advised, ‘Learn from your enemy/adversary’. What he meant was to listen to your enemy carefully, i.e. analyse and study his problem and know why he is saying or doing certain things. In another occasion he went a step further to say that we should to talk to Al-Kaida & Co., again meaning listening to them, which no security man on Globe in his proper senses would ever approve.
Listening is of two kinds: a) Aggressive Listening and b) Peaceful and peace-oriented & - intentioned Active Listening (contrasted with passive listening of a sermon or a talk). In the former, analytical intelligence is heavily employed to see what the enemy is like, with the sole intention to overcome/conquer/ruin him later. This type of listening is standard practice in politics and is no alternative to wisdom. It helps to escalate conflicts. In the latter, we use more intuitive intelligence to arrive at salutary solutions to real-time problems. Ultimately, the problem lies deeply-knotted in our Mind, which needs be cleansed of all negativities and substituted by positive thinking and that’s probably what the author has in mind. Regular Yoga & Meditation can help immensely to swing the Mind to the positive side through constant practice. That's my experience.
George Chakko, former U.N. correspondent, now retiree in Vienna, Austria.
[Hide Full Comment]Vienna, 06/01/2019 20:41 hrs CET
This post was lyrical throughout, evoking the power of the word listen. Nicely stated Nancy and a good reminder every day of how we need to examine our own 'truths' and beliefs as well as considering other people's viewpoints. Listening is empowering for each person, it's at the heart of learning, compassion, and kindness.
Yes. So much this. Timely, just yesterday a friend and I were speaking about the need to listen more. Thank you for eloquently stating why listening more is so needed in these divisive times. Hugs from my heart to yours, Kristin