La capacité d'être seul, c'est la capacité de se connaître suffisamment, de savoir qui l'on est, et d'être en paix avec cela. Ainsi, en présence d'autrui, on ne cherche pas à transformer l'autre en une personne dont on a besoin pour conforter une image fragile de soi-même. On peut alors se tourner vers l'autre, le voir comme une personne à part entière et nouer une véritable relation.
La personne incapable de cela fera partie de ces individus que personne ne souhaite fréquenter, car on sait, dès qu'on les voit arriver, qu'ils vont se servir des autres pour atténuer leur terrible solitude. Ces personnes sont profondément seules, car elles sont incapables de nouer des relations. Elles utilisent les autres comme des pions.
La capacité à nouer une relation requiert celle d'une véritable solitude. L'un des bienfaits d'une enfance heureuse est de développer cette capacité à une solitude épanouissante. Et, paradoxalement, on l'apprend grâce à un adulte présent, mais capable de nous laisser un peu d'espace.
Je me souviens de nos promenades avec ma grand-mère jusqu'à Macy's à Brooklyn. Nous étions simplement ensemble, en silence. De temps à autre, un mot s'élevait, mais nous étions côte à côte, absorbées par nos pensées, partageant parfois une idée. On savait qu'il y avait quelqu'un là, veillant sur nous, tandis que nous apprenions à penser par nous-mêmes. Chacun a sa propre image de ce que cela représente : être assis ensemble à coudre, lire, jouer, donner le bain à un enfant et le laisser profiter de l'intimité de ses pensées. Ce sont ces moments de l'enfance où les enfants ne sont pas abandonnés, mais apprennent à être seuls avec eux-mêmes. Et cette capacité leur permettra, lorsqu'ils noueront d'autres relations, de s'épanouir. Si, au lieu de cela, on les installe dans un transat avec un emplacement pour une tablette, un iPhone ou un ordinateur portable, ils seront constamment projetés dans un objet extérieur et ne se reconnecteront pas à eux-mêmes, à leurs propres ressources, à leur propre esprit et à leur propre imagination.
Il existe une idée formidable qu'il faut apprendre : la chose la plus intéressante dans notre environnement, c'est notre propre esprit. Et si on ne l'apprend jamais, c'est dommage.
La personne incapable de cela fera partie de ces individus que personne ne souhaite fréquenter, car on sait, dès qu'on les voit arriver, qu'ils vont se servir des autres pour atténuer leur terrible solitude. Ces personnes sont profondément seules, car elles sont incapables de nouer des relations. Elles utilisent les autres comme des pions.
La capacité à nouer une relation requiert celle d'une véritable solitude. L'un des bienfaits d'une enfance heureuse est de développer cette capacité à une solitude épanouissante. Et, paradoxalement, on l'apprend grâce à un adulte présent, mais capable de nous laisser un peu d'espace.
Je me souviens de nos promenades avec ma grand-mère jusqu'à Macy's à Brooklyn. Nous étions simplement ensemble, en silence. De temps à autre, un mot s'élevait, mais nous étions côte à côte, absorbées par nos pensées, partageant parfois une idée. On savait qu'il y avait quelqu'un là, veillant sur nous, tandis que nous apprenions à penser par nous-mêmes. Chacun a sa propre image de ce que cela représente : être assis ensemble à coudre, lire, jouer, donner le bain à un enfant et le laisser profiter de l'intimité de ses pensées. Ce sont ces moments de l'enfance où les enfants ne sont pas abandonnés, mais apprennent à être seuls avec eux-mêmes. Et cette capacité leur permettra, lorsqu'ils noueront d'autres relations, de s'épanouir. Si, au lieu de cela, on les installe dans un transat avec un emplacement pour une tablette, un iPhone ou un ordinateur portable, ils seront constamment projetés dans un objet extérieur et ne se reconnecteront pas à eux-mêmes, à leurs propres ressources, à leur propre esprit et à leur propre imagination.
Il existe une idée formidable qu'il faut apprendre : la chose la plus intéressante dans notre environnement, c'est notre propre esprit. Et si on ne l'apprend jamais, c'est dommage.
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