Une fois le premier renoncement accompli, vous accédez à la paix intérieure car il s'agit d'un renoncement à votre propre volonté. Vous pouvez y travailler en vous abstenant de toute action néfaste qui pourrait vous pousser, mais ne la réprimez jamais ! Si vous êtes tenté de dire ou de faire quelque chose de méchant, pensez toujours à quelque chose de bien. Il vous suffit alors de détourner délibérément cette énergie et de la consacrer à une action ou une parole positive. Et ça marche !
Le second renoncement est celui du sentiment de séparation. Nous commençons à nous sentir très isolés et à tout juger en fonction de nous, comme si nous étions le centre de l'univers. Même après avoir acquis une meilleure compréhension intellectuelle, nous continuons à juger ainsi. En réalité, bien sûr, nous sommes tous des cellules au sein du corps humain. Nous ne sommes pas séparés les uns des autres. L'humanité forme un tout. C'est seulement à partir de ce point de vue supérieur que l'on peut comprendre ce que signifie aimer son prochain comme soi-même. De ce point de vue supérieur, il n'existe qu'une seule voie réaliste pour agir : le bien commun. Tant que vous travaillez pour votre propre intérêt, vous n'êtes qu'une cellule face à toutes les autres, et vous êtes en désaccord total avec l'harmonie. Mais dès que vous commencez à œuvrer pour le bien commun, vous vous retrouvez en harmonie avec tous vos semblables. Voyez-vous, c'est la voie simple et harmonieuse de la vie.
Vient ensuite le troisième renoncement : le détachement de tout attachement. Les biens matériels doivent trouver leur place. Ils sont là pour être utilisés. Il est tout à fait normal de les utiliser ; c’est leur raison d’être. Mais lorsqu’ils ne sont plus utiles, il faut être prêt à s’en séparer et peut-être même à les transmettre à quelqu’un qui en a besoin. Tout ce dont on ne peut se détacher une fois devenu inutile nous possède, et à notre époque matérialiste, nous sommes nombreux à être possédés par nos possessions. Nous ne sommes pas libres.
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Enfin, le dernier point : se libérer de toute émotion négative. J’aimerais évoquer une émotion négative que même les personnes les plus bienveillantes ressentent : l’inquiétude. L’inquiétude n’est pas une préoccupation qui vous motiverait à faire tout votre possible dans une situation donnée. C’est une rumination inutile sur des choses que nous ne pouvons changer. Permettez-moi de vous présenter une technique. On s’inquiète rarement du moment présent ; généralement, tout va bien. S’inquiéter, c’est ressasser un passé qu’on aurait dû oublier depuis longtemps, ou appréhender un avenir qui n’est même pas encore arrivé. Nous avons tendance à survoler le présent. Puisque c’est le seul moment que l’on puisse vivre, si on ne le vit pas, on ne vit jamais vraiment. Si l’on vit pleinement le moment présent, on a tendance à moins s’inquiéter. Pour moi, chaque instant est une nouvelle occasion de me rendre utile.
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3 PAST RESPONSES
This is all so perfect. And I will endeavor to practice it all. I will need strength, courage and mostly awareness to do. Thank you for such a helpful and life changing share 💜
These 4 relinquishments work so well together. When you release negativity, have no strong attachment to things, and release judgment and self- will then harmony and goodwill naturally follow.
Thank you for sharing a bit of Peace Pilgrim's ideas. One of my SHEroes and some great advice here, straight forward, seemingly simple and powerful! Hugs from my heart to yours, Kristin