Préface du livre : Conversations difficiles : l’art et la science du travail en équipe
D'après un sondage récent, si vous êtes démocrate, vous avez 60 % de chances de considérer le Parti républicain comme une menace pour les États-Unis, et 40 % de chances de le qualifier de « véritablement maléfique ». Si vous êtes républicain, les mêmes probabilités s'appliquent à votre perception du Parti démocrate.
Ces statistiques sont révélatrices : elles nous alertent sur le fait que nous avons attisé nos divisions tribales et mis notre démocratie en péril. Pire encore, en refusant de nous unir pour relever nos défis sociaux, économiques et environnementaux majeurs, nous mettons en danger toutes les générations futures.
L'ouvrage « Conversations difficiles : l'art et la science de la collaboration » propose un cadre pour trouver un terrain d'entente et apaiser nos divisions. Il offre pour cela un nouvel ensemble de « stratégies de survie » qui contrecarrent la réaction instinctive de combat, de fuite ou de paralysie que les conversations difficiles déclenchent souvent :
Combattre. Nous défendons notre point de vue avec vigueur dans le but de « gagner ».
Nous fuyons. Nous évitons ou abandonnons complètement la conversation.
Nous sommes paralysés. Nous nous retrouvons désemparés, incapables de réagir.
Ces instincts de combat, de fuite ou d'immobilisation se sont développés très tôt dans notre évolution, lorsque la compétence de survie primordiale était d'éviter d'être dévoré. Ils sont cependant totalement inadaptés aux défis actuels, où la coopération est la compétence de survie la plus importante. Face à ces défis, nous avons besoin de nouvelles stratégies de survie.
Voici, en résumé, les trois stratégies :
Privilégiez la relation plutôt que d'avoir raison. Les recherches montrent que notre instinct de survie (combat, fuite ou paralysie) est souvent déclenché lorsqu'on remet en question nos convictions les plus profondes. Elles montrent également que, dans ce cas, nous perdons de nombreuses capacités cognitives essentielles à l'humanité, telles que l'empathie, le raisonnement moral et même l'intuition. Privée de ces capacités, la conversation – et parfois la relation elle-même – aboutit généralement à une fin insatisfaisante, voire désagréable.
Il n'est pas nécessaire qu'il en soit ainsi. De nombreux exemples montrent que les différences de valeurs, d'attitudes et de croyances perdent beaucoup de leur importance lorsqu'une base relationnelle plus profonde se tisse, surtout lorsqu'elle s'appuie sur notre humanité commune. Il est donc essentiel d'apprendre des stratégies pour construire de telles relations, renforçant ainsi les capacités essentielles à un engagement créatif.
Allez au-delà de votre histoire. La plupart d'entre nous partons du principe (souvent inconsciemment) que notre « histoire » — l'ensemble des expériences de vie qui forgent notre identité — constitue la totalité de ce que nous sommes. Cette fusion entre « soi » et « histoire » explique l'une des découvertes les plus surprenantes de la neurobiologie : les menaces qui pèsent sur notre identité narrative — sur nos valeurs, nos attitudes et nos croyances — activent les mêmes zones de notre cerveau que les menaces qui pèsent sur notre intégrité physique, déclenchant ainsi nos réactions de combat, de fuite ou de paralysie. Dans ce cas, des désaccords latents peuvent rapidement dégénérer.
Dans le même temps, nous apprenons que notre identité englobe bien plus que notre histoire. Des études montrent qu'une conscience de soi plus étendue émerge lorsque nous mettons de côté notre « moi narratif », libérant ainsi une multitude d'émotions et de qualités positives. Parmi celles-ci figurent la joie, la compassion, la gratitude, la flexibilité, la créativité et l'ouverture aux nouvelles idées – autant d'éléments qui contrebalancent notre instinct de survie. Mieux connaître ce « moi élargi » peut nous aider à accéder à son potentiel.
Transformer la résistance en réponse. La résistance est notre système d'alerte précoce, signalant que notre instinct de survie se met en marche. En situation de résistance, notre attention se focalise, notre rythme cardiaque s'accélère et notre niveau de stress augmente : autant de signes avant-coureurs d'une réaction de combat, de fuite ou de paralysie. La neuropsychologie de la résistance permet de comprendre pourquoi transformer notre résistance en réponse renforce nos capacités cognitives, et comment le cerveau a évolué pour nous aider à traverser ce processus de transformation.
Prises ensemble, ces trois nouvelles stratégies de survie libèrent les ressources nécessaires pour surmonter nos divisions actuelles. Elles y parviennent notamment en redéfinissant et en élargissant le contexte dans lequel nous nous percevons et percevons nos relations les uns aux autres – deux changements de perspective essentiels qui révèlent le terrain d'entente sur lequel nous nous appuyons et qui nous donnent les moyens de poursuivre la vision fondatrice de cette nation : l'union fait la force.
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5 PAST RESPONSES
Before we can come together, we need to be willing to come together. Once we do that we must look at what we have in common because we have more in common than not. The divisions are also being exploited by political parties and foreign influences that want to create division.This article is more about looking at self which is fine but not enough.
We need to be ready to want to work together first and then look at what we have in common. We have more in common than not.This offers nothing about healing division. Divisions are being exploited for political gain by both U. S. parties and outside foreign influences. That needs to stop. This article offers nothing more than more divisiveness.
I realize that it hasn’t helped to have an alarmist, fear mongering leader in the White House who has only made matters worse by turning us against each other!
This article is about unity. I appreciate the author’s approach of remaining truly for all of us. No hints of blame, bias or disrespect worked in here. This is where anything is possible. Love it. Thank you!
Thank you. As you stated, it's important to step out of our own "story." Then we can hear another perspective & to hear the fear and hurt often underlying as well as common values often underneath seemingly different views.
May i offer a gentle reframe from "difficult" conversation to conversation of possibilities ♡
I feel grateful to have friends with many different views & we learn from each other's stories. ♡
Here's to building bridges between!