des choses qui sont vraiment difficiles à donner, que vous recevez en retour l'équivalent de quatre fois ce que vous avez donné.
L'exercice simple que ma mère m'a appris était le suivant : « Quel que soit le montant de ton travail, garde-en une petite partie, suffisante pour nourrir ta famille, pour tes déplacements quotidiens au travail, et donne le reste. Continue comme ça chaque année, et tu n'auras plus à te soucier de trouver du travail. Tu n'auras plus à te soucier de tout ce dont tu as besoin. » Et je ne l'ai jamais fait. Je fais cela chaque année de ma vie, tout le temps. Je donne à ma communauté, à mon peuple, à des inconnus ; tout ce que j'entreprends est dans cet esprit. C'est une nécessité dans notre façon de vivre aujourd'hui. Et c'est quelque chose qui doit être profondément compris au niveau personnel.
Il s'agit pour chacun d'incarner ce concept et de le pratiquer sans relâche. Il s'agit pour chacun d'être humain de cette manière.
J'espère qu'en partageant ces réflexions, je partagerai avec chacun d'entre vous une partie du don que m'ont fait ma communauté, ma famille et mon pays d'origine. Je tiens à exprimer ma gratitude à ceux dont les idées, le travail et les ressources ont contribué à l'idée d'une économie du don.
Jeannette Armstrong est Syilx (Okanagan) de Penticton, en Colombie-Britannique, au Canada et est la directrice du Centre En'owkin dédié à la revitalisation de la langue et de la culture Syilx.
L'exercice simple que ma mère m'a appris était le suivant : « Quel que soit le montant de ton travail, garde-en une petite partie, suffisante pour nourrir ta famille, pour tes déplacements quotidiens au travail, et donne le reste. Continue comme ça chaque année, et tu n'auras plus à te soucier de trouver du travail. Tu n'auras plus à te soucier de tout ce dont tu as besoin. » Et je ne l'ai jamais fait. Je fais cela chaque année de ma vie, tout le temps. Je donne à ma communauté, à mon peuple, à des inconnus ; tout ce que j'entreprends est dans cet esprit. C'est une nécessité dans notre façon de vivre aujourd'hui. Et c'est quelque chose qui doit être profondément compris au niveau personnel.
Il s'agit pour chacun d'incarner ce concept et de le pratiquer sans relâche. Il s'agit pour chacun d'être humain de cette manière.
J'espère qu'en partageant ces réflexions, je partagerai avec chacun d'entre vous une partie du don que m'ont fait ma communauté, ma famille et mon pays d'origine. Je tiens à exprimer ma gratitude à ceux dont les idées, le travail et les ressources ont contribué à l'idée d'une économie du don.
Jeannette Armstrong est Syilx (Okanagan) de Penticton, en Colombie-Britannique, au Canada et est la directrice du Centre En'owkin dédié à la revitalisation de la langue et de la culture Syilx.
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5 PAST RESPONSES
I look forward to continuing to learn about this rich culture. Great read.
Covid-19 has shown that we are all connected and we are all sailing in the same boat. "What Indigenous means to me is that everything that exists on the Earth is interdependent, an interdependence that must be understood. As an Indigenous person, I must have knowledge about it and I must be able to cooperate with all the other living things on the planet, on this land, so as not to make any one of them extinct or remove any one of them for my own need. In other words, to cooperate and to collaborate with every living thing so that they can live and I can live at the same level of health" - Jeannette Armstrong
My culture is historically oral as well, being descended from ancient Irish and then later Lakota people. To talk story face to face and especially intimately one to one is healing to one another and the world too. }:- a.m.
this brought forth tears. what a lovely and powerful way with words she has! my heart longs. so much to imbibe about how words shape thought - maleness and femaleness, swallower of giving, what 'elder' means ... so much gratitude.